Née le 3 février 1995 à Vitry-Sur-Seine de parents sénégalais, Aby est une internationale française de basketball et également étudiante à SciencesPo Paris.

À l’âge de douze ans, elle débute le basket dans sa ville de cœur Créteil, avant de rejoindre le club d’Orly. L’année suivante Aby intègre le pôle Espoir d’Ile de France, pour ensuite devenir pensionnaire de l’INSEP à quinze ans. C’est au sein de cette institution qu’elle découvre les élites du sport français : ce centre regroupe les meilleurs athlètes de près d’une trentaine de discipline sportives différentes.

En 2013, Aby alors âgée de dix-huit ans, découvre le milieu professionnel avec le club toulousain du Toulouse Métropole Basket. Deux ans après, elle signe dans le club de la banlieue lilloise, Villeneuve d’Ascq et découvre le niveau supérieur en Euroligue et brille en haut du tableau du championnat français. Ce même club lui permettra de devenir championne de France lors de la saison 2016-2017. Cependant, c’est avec le club de Tarbes qu’elle s’engage pour les deux saisons suivant ce titre et fini vice-championne de France en Mai 2018.

En parallèle de sa carrière de sportive, Aby est étudiante à SciencesPo Paris. En effet, elle intègre en 2015 le programme « Certificat Préparatoire », qui permet aux professionnels de continuer leurs études.

Femme de conviction depuis son plus jeune âge, elle a longtemps voulu s’engager pour des causes qui lui tenaient à cœur. C’est pour cela qu’elle a récemment crée l’initiative philanthropique TERANG’ABY qui a pour but l’éducation et la sensibilisation des jeunes sénégalaises à travers le sport.

Une première action a été menée dans la ville de Thiès au Sénégal. Le premier camp de basket éducatif 100% féminin. Cette édition inédite avait pour thème la confiance et l’estime de soi. Une thématique très importante à l’heure où les diktats de beauté qui pèsent sur les femmes sont de plus en plus nombreux et exigeants. Nous avons particulièrement traité la question de la dépigmentation volontaire de la peau, appelée « XESSAL » au Sénégal.

"Il m’est souvent arrivé de penser aux jeunes filles noires ébènes telles que moi, celles dont on se moque dès le plus jeune âge parce qu’elles n’ont pas « le teint qu’il faut » … celles que l’on appelle « minuit » ou encore « charbon » ; j’ai été confrontée aux mêmes problèmes. Cependant, j’ai eu la bénédiction d’avoir des parents très présents, qui m’ont soutenue et encouragée, en me renvoyant constamment une image positive de moi-même. Grâce à cela j’ai grandi en étant fière de ce que j’étais : une fille noire, comme bon nombre de mes consœurs. Accepter sa différence et sa singularité dans une société qui ne reconnaît pas nos critères de beauté est un combat quasi quotidien : notre statut de femme noire ne doit pas être un handicap ! À nous, les premières concernées, de faire évoluer les mentalités et de rendre banal ce qui paraît aujourd’hui anormal. Comme j’aime à le dire : la beauté n’est pas singulière, mais universelle."